L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les journalistes ?

L’utilisation de l’intelligence artificielle se développe dans de nombreux secteurs, dont celui de la rédaction. Mais les robots rédacteurs prendront-ils la place des journalistes ?

Une branche de l’intelligence artificielle connue sous le nom d' »écriture assistée par intelligence artificielle » (I.A. d’écriture) s’intéresse au traitement automatique du langage naturel. Elle utilise des méthodes et des algorithmes pour créer du contenu littéraire à la manière d’un humain. La machine d’automatisation de l’écriture ou la machine d’écriture automatisée sont d’autres noms pour l’écriture par intelligence artificielle.

Les médias doivent-ils être envahis par l’intelligence artificielle ?

La réponse à cette question est évidemment très subjective. Certaines personnes pensent que l’intelligence artificielle représente une menace sérieuse pour les journalistes et leur travail. D’autres pensent que l’utilisation de l’intelligence artificielle aidera les médias à atteindre un public plus large et plus diversifié. L’influence de l’intelligence artificielle sur le travail des journalistes est indéniable, même s’il est plus probable que l’IA soutienne les journalistes plutôt que de les remplacer.

Quel rôle l’IA joue-t-elle dans la création de contenu ?

La réponse à cette question est la plus pertinente car elle permet de clarifier ce qu’est la rédaction par l’IA et pourquoi elle effraie tant les journalistes. Nous devons examiner l’histoire de l’intelligence artificielle afin de comprendre sa fonction dans la création de contenu. Jusqu’aux années 1980, les ordinateurs étaient employés pour traiter des données brutes, car l’intelligence artificielle (IA) était incapable de détecter des images, de créer des histoires ou de fournir des réponses. Les ordinateurs ont commencé à se comporter de manière plus humaine dans les années 1990. L’apprentissage profond, un sous-ensemble de l’IA qui tire des connaissances des données brutes et peut répondre à des problèmes compliqués, a été utilisé à cette fin. L’apprentissage profond est devenu un phénomène industriel dans les années 2000, lorsque les entreprises ont commencé à utiliser des algorithmes d’IA pour examiner leurs données.

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À cette époque, le journalisme a commencé à s’intéresser à l’IA. Lorsqu’une équipe de journalistes de ProPublica, fondée par le New York Times, a utilisé l’IA pour examiner les données de la base de données de la police de Miami en 2007, elle a découvert que plus de la moitié des arrestations n’aboutissaient à aucune accusation. Un système de traduction automatique a été créé cette année-là par le site web Slate.fr pour traduire des articles en français. Un article sur la façon dont les algorithmes d’IA pourraient « rendre le journalisme plus humain » est paru dans le magazine Wired en 2009.

Quelques années plus tard, en 2014, Fusion.net a créé une IA qui fournit des réponses en langage naturel à des requêtes, les réponses étant produites par des personnes. Le site web Slate a employé l’intelligence artificielle pour développer une toute nouvelle catégorie de séries documentaires en juin 2015. L’IA a utilisé des dizaines de milliers de faits et d’éléments de données pour créer des récits inédits.

L’utilisation de l’intelligence artificielle par les médias

Selon Arthur Schopenhauer, qui a dit de façon célèbre que le développement est comme toute découverte. Toute vérité comporte les étapes.

1) Elle est d’abord tournée en dérision. 

2) Ensuite, on lui oppose une résistance farouche. L’écriture assistée par ordinateur a progressé à chaque étape.

L’intelligence artificielle dérangeait car elle était moquée, dénoncée, réfutée, voire liée à des théories du complot. Elle allait « remplacer » l’homme, détruire les entreprises et mettre de nombreuses personnes au chômage.

Le développement de ces nouvelles technologies a été tenté d’être freiné par la pression de plusieurs lobbies.

L’intelligence artificielle est désormais omniprésente dans nos smartphones, nos réseaux sociaux, nos équipements embarqués et autres appareils. Elle permet à une voiture de s’arrêter rapidement pour éviter un piéton que vous n’avez pas eu le temps de détecter et de fournir des diagnostics médicaux plus précis, réduisant ainsi la probabilité d’erreurs.

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Quel est le plus grand chef cuisinier du monde qui n’a jamais préparé de sauces à l’aide d’un robot ? Cette technologie n’a servi qu’à l’aider dans le processus de préparation ; les finitions ont toujours nécessité un travail physique et une touche humaine pour apporter le dernier petit détail qui fera toute la différence.

L’intelligence artificielle (IA) a un impact important sur le journalisme, permettant d’améliorer le discernement grâce à l’analyse des données transmises en ligne.

Déjà, des journaux sont produits par des robots.

Les robots qui ne sont pas « programmés » mais qui apprennent par eux-mêmes sont aujourd’hui les plus efficaces. Les livres « d’amour » que créent ces auteurs dits humains doivent être produits en grande quantité et à peu de frais. Même s’il s’agit de bonne littérature, celle-ci est à la hauteur des attentes de nombreux lecteurs.

De plus en plus de programmes de rédaction automatisée, tels que GPT-3 ou Jarvis, sont utilisés pour produire du contenu en ligne. Ils peuvent même créer eux-mêmes des documents complets sur un certain sujet, ce qui permet aux auteurs de gagner du temps.

À l’avenir, les robots seront capables de produire des chefs-d’œuvre littéraires de très haut niveau et peut-être même d’écrire de manière plus humaine que les humains. L’intelligence artificielle est en train d’établir rapidement sa valeur, tout comme d’autres solutions de productivité basées sur le cloud qui améliorent l’efficacité, que l’on travaille sur place ou à domicile.

Intensifier la production

L’emploi de l’IA dans le secteur de l’écriture permet d’automatiser plusieurs opérations chronophages ou improductives, notamment le tri et le classement des documents, l’identification, la vérification et l’interprétation des données, ainsi que la création automatique de graphiques et de cartes heuristiques.

L’écriture est encore considérée comme une carrière terriblement instable et extrêmement mal rémunérée. En revanche, le journalisme est devenu une carrière fiable et lucrative en Europe.

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Les robots-rédacteurs ont le potentiel de transformer le secteur de la presse et le marché du travail, même s’ils sont encore loin d’être idéaux et ne sont pas encore utilisés par les grands médias. Cela est d’autant plus vrai que ces technologies peuvent répondre à la demande croissante de contenu.

Pour leurs offres payantes et/ou gratuites, leurs posts sur les médias sociaux, ou pour animer leurs newsletters, la presse doit fournir plus de matière.

L’élargissement de l’offre éditoriale doit coïncider avec l’augmentation du nombre d’abonnés dans le monde et l’introduction de nouveaux formats comme le paiement en ligne, le freemium (gratuit/payant) et le logiciel libre. Ces demandes de contenu pourraient être largement satisfaites, sans frais supplémentaires, en faisant appel à des « rédacteurs robots ».

L’inquiétude est grande pour les journalistes qui ne choisiraient pas ces avancées technologiques car, si la quantité de production est limitée, cela affecte leur emploi. Ces robots pourraient alors prendre le contrôle de nombreux postes dans l’industrie des médias, notamment ceux de rédacteurs, de journalistes, de pigistes, de gestionnaires de communauté, etc.

En résumé

Une révolution numérique pourrait très bien provoquer un changement de paradigme important dans l’industrie de la presse traditionnelle et parmi les journalistes. Les journalistes pourraient alors devoir réapprendre leur métier et présenter une vision plus contemporaine de la presse. Les rédacteurs en chef, qu’ils travaillent dans la presse écrite ou en ligne, pourraient trouver dans les robots un allié et une source d’aide précieux.

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